Assemblée Générale Féministe Universitaire 2.

Le 10 Avril à Broca-4 s’est tenue une Assemblée Générale Féministe à l’appel d’étudiant.e.s, enseignant.e.s et jeunes chercheur.e.s bordelais.e.s, réuni.e.s en collectif en réponse aux affaires de sexisme et d’homophobie sur le campus bordelais. A l’issue de cette Assemblée Générale il a été décidé par les 80 personnes présentes de prolonger ces réflexions en organisant une seconde Assemblée Générale féministe universitaire.

Le sexisme et l’homophobie ne sont pas des affaires individuelles mais relèvent bien d’une question collective, grave et profonde, qui se pose au quotidien dans les établissements universitaires bordelais. Ce sont ce sexisme et cette homophobie ordinaires et les violences qu’ils engendrent que nous dénonçons et combattons.

Lutter contre le sexisme et l’homophobie au quotidien, sous toutes ses formes d’oppressions (harcèlement sexuel et agressions sexuelles) est un combat de tous les instants, qui nécessite d’être mené collectivement.

Tant que les femmes et les personnes non-hétérosexuelles subissent des pressions et des agressions sur leur lieu d’étude et de travail, cette lutte est nécessaire.

Tant que le silence sur ces délits et ces crimes se perpétue, l’existence de telles actions trouve toute sa légitimité.

Tant que la banalisation du sexisme et de l’homophobie touche l’Université, nous la dénonçons.

C’est dans une volonté d’échanges, que nous vous invitons à une nouvelle Assemblée Générale féministe universitaire le 22 mai à 19h à Broca-4. Quels que soient votre établissement, votre statut (étudiant.e.s ou personnel), la lutte contre le sexisme se doit de toucher toute personne travaillant et étudiant sur le campus bordelais.

Soyez nombreuses et nombreux le 22 mai à 19h00,

Broca-4. Maison des associations, Rue Paul Broca (Université Bordeaux-2, Victoire) !

Lien vers l’évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/654563571227759/

Maison des Associations
33000 Bordeaux

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Demande du retrait de la plainte visant le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur – Communique de presse de la Fédération de la Gironde du Parti Communiste Française – 9 mai 2013

C’est avec consternation que le Parti communiste de la Gironde a appris la convocation à l’Hôtel de police de Bordeaux de deux étudiants militants et représentants syndicaux, et ce suite à une plainte en diffamation publique déposée par l’Institut d’études politiques de Bordeaux.

Ces deux militants ont pour seul tort d’appartenir à des organisations soutenant le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur. Or, en osant dénoncer les propos sexistes, homophobes, haineux et incitant à la violence tenus par des étudiants de l’Institut d’études politiques de Bordeaux, ce collectif a fait preuve de courage. Aujourd’hui, il est encore très difficile de briser la loi du silence en ce qui concerne les actes de discrimination et de harcèlement au sein des lieux d’études et de travail. Au lieu de reconnaître cette action pour la défense des droits de toutes et tous, la direction de l’Institut d’études politiques de Bordeaux accuse ce collectif d’avoir terni l’image et la réputation de l’école. Pourtant, c’est comme toujours en s’attaquant aux militants pour une société débarrassée des rapports de domination capitalistes, sexistes, racistes ou impérialistes que l’on ternit l’image d’une institution. Qui plus est quand il s’agit d’un établissement public ayant notamment en charge la formation de nombreux étudiants se destinant à devenir des agents des différentes fonctions publiques. En cette période de recrudescence des haines homophobes, les victimes et ceux qui s’engagent à leurs côtés ont plus que jamais besoin de solidarité. En cette période de crise, les catégories les plus fragilisées – jeunes travailleurs et étudiants, femmes, homosexuels, étrangers, etc. – ont plus que jamais besoin de lutter pour leurs droits. En dénonçant ces propos sexistes et homophobes, le collectif a fait preuve de combativité et à apporter sa contribution à la réalisation du projet d’émancipation pour toutes et tous. Il s’agit d’un acte exemplaire dont tout républicain de progrès aimerait à pouvoir s’en enorgueillir.

C’est pourquoi la fédération du Parti communiste de la Gironde demande le retrait de cette plainte pour diffamation visant ce collectif ainsi que la fin des pressions sur les militants syndicalistes et féministes. Pour réaliser leurs missions de service public, l’enseignement supérieur et la recherche doivent être des lieux de production et de diffusion des savoirs libérés du sexisme et de l’homophobie, ce qui est loin d’être le cas. C’est pourquoi nous appelons à la mise en place de dispositifs pour lutter contre ces types de discours et de pratique.

Bordeaux, le 09-05-2013

Parti communiste français

Fédération de la Gironde

IEP de Bordeaux : Les poursuites contre les militant-e-s féministes doivent être abandonnées – Communiqué de presse du CLASCHES – Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur – 8 mai 2013

Deux plaintes contre X ont été déposées en février dernier par l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Bordeaux, l’une pour « propos ouvertement sexistes, homophobes et injurieux » publiées sur la page facebook « Osez le masculisme », l’autre pour diffamation, visant le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur, qui avait dénoncé le sexisme et l’homophobie ambiants. En poursuivant également masculinistes et féministes, l’IEP opère une grave mise en équivalence entre les auteurs de propos sexistes et les féministes.

La décision prise par l’IEP nous apparaît tout à fait symptomatique de la façon dont l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) prend en compte les situations de violences sexistes et sexuelles : dans la majorité des cas, aucune réponse n’est apportée par les administrations, qui passent sous silence les situations de harcèlement sexuel, ou brisent les initiatives des victimes, des collectifs de soutien, syndicats et associations féministes.

En choisissant délibérément, face à ces situations de violences sexistes, l’inertie ou les représailles contre les soutiens des victimes, l’ESR maintient et entretient le sentiment d’impunité autant que l’impunité effective des agresseurs.

Nous soutenons le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur et demandons l’arrêt des poursuites contre les féministes et les syndicalistes bordelais-e-s mobilisé-e-s contre les violences sexistes et sexuelles.

 Signez la pétition du Collectif bordelais : http://www.petitions24.net/appel_a_soutien

COMMUNIQUE DE PRESSE, LUNDI 6 MAI 2013

Suite à la plainte pour diffamation publique déposée par la direction de l’Institut d’Études Politiques de Bordeaux (IEP) sans l’avis de son Conseil d’Administration, deux étudiant.e.s ont dû se rendre à l’hôtel de Police ce lundi 6 mai 2013, entre 14 et 16 h.

Ces deux représentant.e.s syndicaux de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s, élu.e.s au Conseil d’Administration de l’IEP de Bordeaux ont reçu une convocation envoyée à l’adresse postale de l’IEP. La direction, qui est à l’origine de la plainte contre le Collectif, a ouvert ce courrier qui était pourtant adressé explicitement et strictement aux étudiant.e.s. Elle a ainsi scanné les deux convocations, les a envoyées par courrier électronique aux étudiant.e.s puis elle les a retournées par voie postale à leur adresse personnelle. Nous nous indignons de cette procédure qui bafoue la confidentialité des informations émanant de la direction départementale de la sécurité publique de la Gironde, organe du Ministère de l’Intérieur.

Dans le cadre de leur engagement syndical, ces deux étudiant.e.s soutiennent l’initiative du Collectif féministe Bordelais contre les violences sexistes et homophobes dans l’enseignement supérieur (http://www.petitions24.net/appel_a_soutien). Nous tenons à souligner qu’il et elle, ont été interrogé.e.s pendant la période de révision à quelques jours de leurs examens de fin d’année. De nombreux enseignant.e.s chercheur.e.s titulaires, élu.e.s de la République, représentant.e.s d’associations politiques et citoyen.ne.s ont signé l’appel à soutien du collectif demandant le retrait de la plainte, mais ce sont deux étudiant.e.s syndicalistes qui ont été entendu.e.s dans le cadre de l’enquête préliminaire. Cette convocation par les services de Police constitue bel et bien un acte d’intimidation visant à museler ceux et celles qui, individuellement ou via une organisation, osent dénoncer les actes et les propos sexistes et/ou homophobes.

Répondant à l’appel du Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur, une soixantaine de personnes s’est rassemblée devant le commissariat lors des convocations, afin de soutenir les étudiant.e.s ainsi que le Collectif.

L’UNEF, le MJS, Solidaires étudiant-e-s, SUD Education, le Collectif inceste, le SNTRS-CGT, Osez le féminisme 33 et Solidaires 33 étaient présents en soutien ainsi que des individu.e.s et des militant.e.s du CLASCHES, du Collectif Bordelais pour les Droits des Femmes, du Planning familial, du NPA, du Front de gauche, de Glimpy, de l’Atelier genre et d’Efigies Bordeaux.

Au nom des 1400 signatures recueillies à ce jour dans l’appel à soutien lancé par le collectif (http://www.petitions24.net/appel_a_soutien), nous réitérons la demande de retrait de la plainte déposée par l’IEP ainsi que l’arrêt immédiat des intimidations envers les personnes soupçonnées de soutenir ou d’appartenir au Collectif féministe Bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.

Par le maintien de cette plainte, la direction de l’IEP nous paraît opérer une symétrie dangereuse entre les féministes qui ont dénoncé des propos sexistes et homophobes, et les auteurs de ces propos. Or, chaque individu.e.s devrait pouvoir dénoncer haut et fort, sans craindre la répression, des propos discriminants – qu’ils relèvent du sexisme, de l’homophobie, du racisme… – proférés sur son lieu de travail ou d’étude (ou partout ailleurs).

Communiqué de l’atelier genre sur la plainte de l’IEP visant le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur

L’atelier genre a appris avec consternation la convocation à l’hôtel de police pour ce lundi 6 mai de d’une élue étudiante et d’un élu étudiant syndicalistes de l’IEP de Bordeaux dans le cadre de la plainte contre X pour diffamation visant le collectif féministe bordelais. Nous nous étonnons de cette convocation transmise par la direction de l’IEP qui intervient une semaine avant les examens des étudiants.

Dans un souci d’apaisement et dans une volonté de dialogue autour des problèmes de harcèlement et de discriminations à l’université, l’atelier genre avait demandé le retrait de cette plainte qui a pour effet de décourager davantage les victimes de harcèlement de faire valoir leur droit, de jeter la suspicion sur les personnes qui les soutiennent et de dissuader tout signalement de ces faits.

L’atelier genre réitère donc sa demande que cette plainte soit retirée sans délai et que la lumière soit faite sur le devenir de la plainte concernant les pages facebook masculinistes, sexistes, homophobes et racistes.

 Il serait inacceptable et d’une gravité extrême que la seule plainte maintenue soit celle visant le collectif féministe bordelais.

Pour l’Atelier genre (Bordeaux), Magali Della Sudda, Gwénaëlle Le Gras, Eric Macé, Nicole Ollier, Marion Paoletti, Geneviève Sellier, Yves Raibaud, Dominique Picco, Elisabeth Hoffman

Des étudiant-e-s syndicalistes convoqué-e-s au commissariat de police suite à la plainte contre le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.

Deux étudiant-e-s élu-e-s au Conseil d’Administration de l’IEP de Bordeaux, membres de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s, sont convoqué-e-s lundi 6 mai 2013 au commissariat de Bordeaux dans le cadre d’une enquête préliminaire pour la plainte en diffamation déposée par l’IEP de Bordeaux contre le Collectif féministe contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur. Cette convocation est une étape supplémentaire dans la répression des militant-e-s féministes, et de leurs soutiens, qui ont dénoncé les actes sexistes et homophobes au sein de Sciences Po Bordeaux.

Cette convocation vise explicitement deux étudiant-e-s syndiqué-e-s.

Le Collectif dénonce cette répression syndicale et appelle à un rassemblement de soutien le lundi 6 mai à 14h00 devant l’Hôtel de police (rue François de Sourdis, Tram A arrêt Hôtel de police, Bordeaux).

Evènement facebook : https://www.facebook.com/events/168092836686865/?notif_t=plan_user_joined

Le 3 mai 2013,

Le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.

Voir communiqué de l’UNEF Bordeaux :

http://bordeaux.unef.fr/2013/05/03/repression-antisyndicale-et-antifeministe-a-bordeaux/

Appel de l’Assemblée Générale Féministe Universitaire de Bordeaux – 10/04/2013

Nous, Assemblée Générale Féministe Universitaire, réunie à Bordeaux suite à l’appel du Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur, le mercredi 10 avril 2013, composée de 80 étudiantes et étudiants, membres du personnel des Universités de Bordeaux, militantes et militants, déclarons poursuivre le combat contre le sexisme et les discriminations à l’égard des femmes et des personnes non-hétérosexuelles.

Lutter contre le sexisme et ces discriminations au quotidien, sous toutes leurs formes d’oppressions (harcèlement sexuel, agressions sexuelles, viols) est un combat de tous les instants, qui nécessite d’être mené collectivement. Tant que les femmes et les personnes non-hétérosexuelles subissent des pressions et des agressions sur leur lieu d’étude et de travail, cette lutte est nécessaire. Tant que le silence sur ces délits et ces crimes se perpétue, l’existence de telles actions trouve toute sa légitimité. Tant que la banalisation du sexisme et des discriminations touche l’Université, nous la dénonçons.

Pour lutter contre le sexisme et les discriminations à l’égard des femmes et des personnes LGBTIQ (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Intersexe, Queer), nous exigeons :

  • La mise en place d’une cellule de veille contre le harcèlement sexuel et le sexisme dans tous les campus universitaires ;
  • La nomination d’un-e chargé-e de mission égalité femmes-hommes dans toutes les universités et les grandes écoles ;
  • La mise en place de formations sur la question du harcèlement sexuel pour tou-te-s les personnel-le-s des Universités ;
  • La mise en place de cours sur le genre dans toutes les universités et écoles ;
  • La mise en place de cours d’auto-défense féministes dans toutes les universités et les écoles ;
  • La fin des financements par les universités des associations organisant des évènements sexistes ;
  • Que des sanctions soient prises à l’encontre des enseignant-e-s et étudiant-e-s qui commettent des actes sexistes ;
  • Le retrait de la plainte déposée par la direction de l’IEP de Bordeaux contre les militant-e-s du Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.

Dans un climat d’agressions contre les femmes et les personnes non-hétérosexuelles, notamment contre l’égalité des droits entre personnes homosexuelles et hétérosexuelles, nous appelons :

  • A participer à la cellule de veille interuniversitaire contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes ;
  • A participer à la marche bordelaise contre l’homophobie et la transphobie le samedi 18 mai, place Rohan, 20h30 ;
  • A organiser une manifestation féministe au mois de juin à Bordeaux, une manifestation de nuit sur les campus à la rentrée prochaine, pour se réapproprier les lieux dans lesquels nous étudions et travaillons ;
  • A recueillir et archiver les propos ou objets sexistes et homophobes, afin de les rendre visibles et briser le silence (à travers par exemple l’instauration d’un « mur du sexisme » permettant de dénoncer publiquement tout acte sexiste au sein des universités) ;
  • A l’organisation d’Assemblées Générales Féministes et à la formation de collectifs féministes sur tous les campus de France.

Nous appelons à une prochaine Assemblée Générale Féministe Universitaire à Bordeaux le 22 mai 2013 à 19h00, à Broca-4 (Université Bordeaux-2, Victoire).

L’Assemblée Générale Féministe Universitaire de Bordeaux, le mercredi 10 avril 2013.

Assemblée Générale féministe universitaire

Étudiant.e.s, enseignant.e.s et jeunes chercheur.e.s bordelais.e.s, nous nous sommes réuni.e.s en collectif suite aux affaires de sexisme et d’homophobie sur le campus bordelais. Nous estimons qu’il ne s’agit pas d’affaires individuelles mais bien d’une question collective, grave et profonde, qui se pose au quotidien dans les établissements universitaires bordelais.

Ce sont ce sexisme et cette homophobie ordinaires et les violences qu’ils engendrent que nous dénonçons et combattons. Nos actions ont commencé en dénonçant les propos sexistes et homophobes tenus dans des pages Facebook, dont les auteurs se revendiquaient de Sciences Po Bordeaux. Suite à notre dénonciation par voie de presse, la direction de l’IEP de Bordeaux a réagi contre les masculinistes et elle a également porté plainte pour diffamation contre le Collectif. Tout en dénonçant fermement la plainte déposée contre nous par la direction de Sciences Po Bordeaux, nous poursuivons notre lutte contre les violences sexistes qui touchent l’enseignement supérieur. Nous souhaitons élargir nos actions et nos revendications qui ne se limitent pas à un établissement, mais sont destinées à s’étendre sur l’ensemble du campus bordelais.

Lutter contre le sexisme et l’homophobie au quotidien, sous toutes ses formes d’oppressions (harcèlement sexuel et agressions sexuelles) est un combat de tous les instants, qui nécessite d’être mené collectivement. Tant que les femmes et les personnes non-hétérosexuelles subissent des pressions et des agressions sur leur lieu d’étude et de travail, cette lutte est nécessaire. Tant que le silence sur ces délits et ces crimes se perpétue, l’existence de telles actions trouve toute sa légitimité. Tant que la banalisation du sexisme et de l’homophobie touche l’Université, nous la dénonçons.

C’est dans une volonté d’échanges, que nous vous invitons à une Assemblée Générale féministe universitaire le 10 avril à Broca-4. Quels que soient votre établissement, votre statut (étudiant.e.s ou personnel), la lutte contre le sexisme se doit de toucher toute personne travaillant et étudiant sur le campus bordelais.

Soyez nombreuses et nombreux
le 10 avril à 19h00, Broca-4.

Maison des associations, rue Paul Broca (Université Bordeaux-2, Victoire)

Lien vers l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/125047367686721/

Maison des Associations Étudiantes
33000 Bordeaux
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1 000 signatures et une plainte : nous ne tairons pas les violences sexistes et homophobes dans l’enseignement supérieur

Le 14 février 2013, le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur lance un appel à soutien face aux menaces de dépôt de plainte par la direction de l’IEP de Bordeaux contre le collectif.  L’appel réunit, à ce jour, plus de mille signatures d’individuEs (étudiantEs, personnels des universités et de la recherche, éluEs de la République, militantEs du milieu associatif ou simples citoyenNEs), d’organisations collectives politiques, syndicales et associatives ainsi que de structures de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Martine

Le 19 février, l’IEP de Bordeaux annonce par voie de presse le dépôt de deux plaintes. La première est déposée contre X vise le créateur de la page « Osez le masculisme » pour « propos ouvertement sexistes, homophobes et injurieux ». La seconde est également déposée contre X pour diffamation, ciblant cette fois le Collectif (cf. article de Sud Ouest du 19 février 2013, « Sexisme : Sciences Po dépose deux plaintes pour « défendre son honneur » »).

Le Collectif dénonce la symétrie opérée par la direction de l’IEP de Bordeaux, entre masculinistes et féministes. Contrairement aux masculinistes, l’objectif du Collectif n’est pas de nuire aux conditions de travail et d’enseignement au sein de l’IEP de Bordeaux, mais de lutter contre les inégalités et les violences sexistes. Suite aux initiatives du Collectif, la direction de l’IEP a d’ailleurs demandé le changement du nom des équipes sportives qui, depuis des années, étaient « Violleyeurs », « Mi Putes Mi Soumises » et « Pom Putes ».

Nous savons que la tâche est grande pour lutter contre les violences sexistes dans les universités bordelaises. Ainsi, nous demandons le retrait de la plainte afin de pouvoir participer, sans pression, aux débats, aux réflexions et à la mise en place d’une structure inter-universitaire contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes sur le campus de Bordeaux ; conditions qui font écho à l’appel du Collectif lancé en février.

Pour que la direction de l’IEP de Bordeaux retire sa plainte, nous avons besoin de votre soutien : signez la pétition (http://www.petitions24.net/appel_a_soutien).

Votre solidarité est déterminante !

Le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.